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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 28 février 1858

      Guernesey, 28 février 1858, dimanche, 9 h. du m[atin]
      Bonjour, mon cher petit homme, bonjour, santé, bonheur et joie avec. J’espère que tu as bien dormi toute la nuit et que rien ne t’empêchera de m’aimer un peu chemin faisant et à ce sujet, je te fais souvenir que nous avons RENDEZ-VOUS demain pour un good bain si tant est qu’on puisse en avoir un qui ait le sens commun. Mais le bon de cette tremperie ce sera le trajet, aller et retour, de compagnie. C’est là-dessus que je compte pour me faire (...)

    • 27 février 1858

      Guernesey, 27 février 1858, samedi soir, 6 h.

      Il est six heures et j’y vois encore assez clair pour tirer de mon cœur les tendresses qu’il contient et pour les envoyer à leur adresse. Pauvre cher bien-aimé, je me tourmente de la pensée que tu n’es pas suffisamment couvert dans ton lit par ce froid pénétrant et traître. Vraiment, mon cher adoré, tu devrais, toute incurie cessante, commander à Rosalie d’ajouter une bonne couverture à ton lit ce soir. Pense que toutes ces bravacheries d’homme FORT et d’épiderme (…)

    • 26 février 1858

      Guernesey, 26 février 1858, vendredi soir, 6 h. ¼
      Je te recommence tous les jours le même gribouillis, mon cher petit homme, comme mon cœur recommence tous les jours le même amour depuis vingt-cinq ans. Ça n’est pas de ma faute si je ne sais pas dissimuler la monotonie de cet amour par quel[ques] variantes spirituelles. Dieu sait que je ne demanderais pas mieux que de te paraître moins bête sans faire tort à mon cœur. Mais cela ne m’est pas possible et tous les efforts que je fais pour sortir de mon (...)

    • 25 février 1858

      Guernesey, 25 février 1858, jeudi soir, 6 h.
      C’est bien vrai que je t’aime, c’est bien vrai que je t’admire, c’est bien vrai que je te vénère, c’est bien vrai que je t’adore mon bon, mon sublime, mon ineffable et divin bien-aimé. Si tu pouvais voir mon âme tu saurais à quel point je t’aime d’un amour tendre, passionné, et religieux. Pauvre bien-aimé, prends garde d’éterniser ton rhume en t’exposant ce soir au grand froid sans précaution, il m’a paru que tu n’étais pas assez couvert. Je t’ai rappelé pour te (...)

    • 23 février 1858

      Guernesey, 23 février 1858, mardi après-midi, 4 h.

      Je suis prête, mon cher petit homme, et le soleil aussi car le voilà qui rayonne comme pour nous faire fête et nous engager à être heureux bras-dessus, bras-dessous aujourd’hui. Malheureusement, tu as beaucoup de chiens et de Téléki à fouetter avant de penser à moi et il n’est que trop probable que tu ne viendras qu’à la dernière limite de six heures ce qui ne sera pas très obligeant pour la pauvre Loisel, laquelle te prodigue [repas ?] et FESTINS (…)

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