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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé...

    Juliette DROUET (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 30 août 1836

      30 août [1836], mardi matin, 8 h. ¼ Bonjour mon cher petit Toto, tandis que vous m’oubliez je pense à vous avec amour, pendant que vous vous amusez je continue ma petite besogne d’amour à laquelle vous ne faites plus la moindre attention et dont vous ne me tenez aucun compte. C’est avec tristesse que j’observe depuis longtemps le changement survenu dans votre amour. Il y a des moments, ceux de votre absence, où je me demande s’il ne vaudrait pas mieux rompre une liaison encore pleine d’amour et (...)

    • 29 août 1836

      29 août [1836], lundi matin, 10 h. ½
      Voilà déjà longtemps que je suis levée mais je voulais avant de t’écrire, mon cher bien-aimé, voir la robe future de . Voici ce que j’ai constaté au grand jour : c’est qu’il n’y avait que de quoi juste faire la robe en supposant que plusieurs taches que je n’avais pas vuesa d’abord puissentb s’enlever, ce que je crois. Mais il faudra la porter aujourd’hui même chez Turlot. Du reste je persiste à croire que si on peut la faire cela lui fera une très gentille petite robe. (...)

    • 28 août 1836

      28 août [1836], dimanche soir, 6 h. ½
      Mon cher bien-aimé je remarque que chaque fois que nous pouvons être ensemble il arrive quelqu’un et chaque fois que tu t’absentes je suis parfaitement seule, ce qui est tu en conviendras on ne peut plus malencontreux.
      Je viens seulement de m’habiller parce qu’il m’a fallu m’occuper de Mme et de son enfant. Je t’attends ce soir, je vais très peu manger. J’espère aller voir Latude ou plutôt j’espère te voir, rester avec toi, m’occuper de toi, te parler, te (...)

    • 27 août 1836

      27 août [1836], samedi après-midi, 1 h. ¾
      Vous voilà parti, mon cher bijou, et je ne sais pas pour combien de temps car vous me faites bien l’effet d’aller à Fourqueux aujourd’hui. N’importe, je vous attendrai sinon avec patience et gaieté, avec amour du moins et avec résignation. C’est tout ce que je peux faire de mieux.
      Je suis un peu moins mécontente du portrait quoiqua’il ne soit pas comme vous êtes et comme je vous vois. Mais il paraît que c’est trop difficile pour ne pas dire impossible, je me (...)

    • 25 août 1836

      25 août [1836], jeudi soir, 8 h.
      Puisque vous me laissez ici toute seule, mon bien-aimé, je vais ne penser qu’à vous et pour preuve c’est que je vous griffonne cette belle feuille de papier blanc. Vous êtes très barbare de me tourifier encore plus que je ne le suis en me laissant sans cesse accroupie dans mon coin au lieu de me promener et de me faire maigrir.
      Je vous aime quoique cela vous soit bien égal. Je suis très triste de ne pas vous avoir avec moi, et je le suis encore doublement en (...)

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