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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 31 mars 1882

      Paris, 31 mars 1882, vendredi matin, 9 h.
      J’espérais que tu serais plus content de ta nuit, mon pauvre bien-aimé, mais je vois avec regret qu’il n’en est rien. À quoi cela tient-il ? Peut-être à la saison. Mais, quel qu’en soit le motif, il résulte que tu passes de mauvaises nuits et cela m’attriste, car je fais de ta santé ma joie et de ta vie ma vie. Je crois que nous aurions besoin tous les deux de changer d’air et d’habitudes de vivre. Autrefois nous ne manquions jamais de voyager tous les ans ; (...)

    • 30 mars 1882

      Paris, 30 mars 1882, jeudi matin, 10 h.
      J’espère, mon grand petit homme, que tu n’as pas eu besoin de ton Élatine cette nuit car je ne me pardonnerais pas d’avoir dormi d’un sommeil si lourd et si profond que je n’ai pas eu conscience un moment de ce qui s’est passé dans ta chambre de toute la nuit. Ce matin quand je me suis approchée de ton lit tu dormais et je n’ai pas eu le courage de te réveiller pour t’offrir à boire. Depuis j’ai ouvert ta porte deux fois sans attirer ton attention ce qui m’a (...)

    • 29 mars 1882

      Paris, 29 mars 1882, mercredi matin, 8 h. ½
      Qu’est-ce qu’une fichue nuit de plus ou de moins peut faire quand on a le cœur content ? Tel est mon cas ce matin. Je n’ai pas dormi de la nuit mais je t’adore et cela me suffit pour faire vie qui dure de ma pauvre vieille santé. Quant à toi, mon cher bien-aimé, je ne sais que penser de ta nuit car il paraît que tu as peu dormi. Mais j’ai eu beau prêter l’oreille je n’ai entendu absolument aucun bruit chez toi, ce qui m’a fait l’illusion d’un fort sommeil à (...)

    • 28 mars 1882

      Paris, 28 mars 1882, mardi matin, 8 h.
      Cher bien-aimé, puisque nous avons passé tous les deux une bonne nuit, c’est le cas, plus que jamais, de nous aimer et d’être heureux. C’est ce que je fais pour ma part et avant toute chose, comme tu vois, en commençant par ma profession de foi quotidienne : je t’adore ! D’autre part je vais lire les journaux pour voir ce qu’ils disent du souper du Grand Hôtel d’avant-hier. Et à ce propos je te prierai de m’écrire un petit mot sur le petit document culinaire de (...)

    • 26 mars 1882

      Paris, 26 mars 1882, dimanche matin, 9 h.
      Cher bien-aimé, on dirait que le diable se met de la partie pour me tourmenter à propos de ta nuit prochaine. J’ai presqu’envie de t’accompagner jusqu’au Grand Hôtel ce soir et de t’y attendre en voiture quand tu en sortiras [1]. Il me semble que cela me tranquillisera ; j’emporterais mon vieux manteau pour te couvrir, ce serait toujours autant de gagné sur le froid qu’il fera cette nuit. Enfin, mon grand petit homme, je serais un peu moins séparée de toi, ce (...)

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