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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé...

    Juliette DROUET (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 31 octobre 1837

      31 octobre [1837], mardi matin, 10 h. Bonjour mon cher petit homme bien aimé, bonjour. Je ne sais pourquoi je n’ai pas pu dormir de la nuit. Je me suis levée presque à jeun de tout sommeil. Je serais très vexée si mes insomnies de la nuit passée me reprenaient. Peut-être aussi que si vous étiez venu j’aurais été plus heureuse et par conséquent tranquille et que j’aurais dormi comme un sabot. Mais vous ne venez plus mon Toto. Voici la triste saison des affaires arrivée, c’est-à-dire le froid, la pluie, le (...)

    • 30 octobre 1837

      30 octobre [1837], lundi matin, 10 h. ¼

      Bonjour mon petit homme chéri. Comment que vous vous portez ? Je vous aime, moi, voilà le bulletin de ma santé. J’ai le gilet et le caleçon modèles. Il ne s’agit plus maintenant que de faire faire les vôtres le plus tôt possible ce qui n’est pas facile vu la lenteur et l’insouciance ordinaire que vous apportez pour tout ce qui vous regarde. L’enfant de Mme Pierceau est toujours dans le même état. Il pleut aujourd’hui. Si vous ne vous promenez pas malgré ce temps-là, je (...)

    • 29 octobre 1837

      29 octobre [1837], dimanche matin, 10 h. ¼ Bonjour toi, mon Toto bien aimé. Je ne suis pas encore dans mon bain et ce n’est pas sans frémir que je pense à l’intervalle qui sépare mon déjeuner de mon estomac. Car depuis hier, tu le sais, je crève de faim. Il est bien possible que je fasse la gouillafre et que je mange dans mon bain. J’espère que ce n’est pas lui qui t’a empêché de venir cette nuit. Tu n’es pas Joseph à ce point-là ? Pauvre petit Toto. Si tu as travaillé cette nuit tu auras eu bien froid car ce matin (...)

    • 28 octobre 1837

      28 octobre [1837], samedi après-midi, 3 h. ½

      Je suis bien sûre, mon cher petit homme, que vous voilà parti pour ne plus revenir au moins d’ici à longtemps. Cependant j’ai bien besoin de prendre l’air et de faire diversion à l’affreux mal de tête qui m’abrutit depuis trois grands jours.

      Je viens d’écrire à Manière et à Laure. Tu verras les lettres si tu viens d’assez bonne heure pour cela. Je vous aime mon Toto chéri, je vous aime. Savez-vous cela seulement ? Vous vous moquez trop de moi pour que je croiea que vous (...)

    • 27 octobre 1837

      27 octobre [1837], vendredi matin, 10 h. ½

      Bonjour mon cher petit homme. Tout à l’heure j’étais encore si souffrante que c’est à peine su j’ai pu articuler quelques mots pendant que tu étais là. Maintenant je crois que je vais aller mieux. J’ai de bonnes raisons pour le croire. D’abord nous ne sommes plus fâchés et vous n’êtes plus méchant. Il m’est impossible à présent de pleurer sans être horriblement malade après. Ainsi vous voilà prévenu. J’ai envoyé ce matin chez Mme Pierceau et Krafft. Le petit enfant de la première (...)

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