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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 27 septembre 1847

      27 septembre [1847], mercredi après-midi, 2 h. ½
      Je fais déjà mes préparatifs de VOYAGE pour me faire prendre patience. J’en ai bien besoin car je suis à bout de tout ce qui y ressemble. Jamais je n’ai été plus impatiente et plus découragée dans le fond du cœur que cette année. Je ne te dirai même pas jusqu’à quel point pour ne pas t’effrayer et t’inquiéter inutilement. D’ailleurs le petit voyage que nous allons faire, quelque court qu’il soit, me remontera un peu et me fera reprendre confiance pour l’avenir. (...)

    • 23 septembre 1847

      23 septembre [1847], jeudi matin, 8 h.

      Bonjour mon Victor bien-aimé, bonjour mon cher petit contrarié, bonjour mon pauvre dévalisé, bonjour je t’aime. Je voudrais avoir une autre tapisserie plus belle à te donner pour combler le vide de celle-là. Malheureusement je n’en ai pas. Je t’assure que, malgré ma rapacité bien connue, j’aurais une grande joie à t’en donner une si je l’avais eue afin de te faire oublier la perte de celle-là. En attendant je t’y fais trop penser ce qui est stupide. Jour mon Toto, (…)

    • 21 septembre 1847

      21 septembre [1847], mardi matin, 7 h. ½
      Bonjour, mon Victor, bonjour, mon Toto, bonjour doux bien-aimé, bonjour comment vas-tu je t’aime ? Moi je vais GISORS ! et j’irais encore mieux plus loin mais enfin faute de place je me contente de ce petit Gisors-là.
      Il faudra que tu me dises à peu près le jour où nous partirons, parce que j’ai un petit sac de nuit à faire et quelques petits arrangements à faire faire pendant mon absence. Tu me diras cela la veille ou l’avant-veille, cela me suffira. Je me (...)

    • 20 septembre 1847

      20 septembre [1847], lundi matin, 8 h. ¼
      Bonjour, mon cher bien-aimé, bonjour mon pauvre père triste, bonjour tous ceux qui aiment et tous ceux qui souffrent. Je voudrais pouvoir vous consoler tous et prendre pour moi seule tous vos chagrins. Il me semble que je supporterais plus courageusement ma propre peine si je vous savais à l’abri de tous les maux. Et cependant je mourrais bien vite si tu cessais de m’aimer. J’espère que le repos de la nuit aura apporté du calme et de la résignation dans (...)

    • 19 septembre 1847

      19 septembre [1847], dimanche matin, 7 h. ¾
      Bonjour, mon Victor, bonjour et amour qu’on vous dit ; comment que ça va ? Je sais bien que vous me manquez de respect mais je vous pardonne si vous m’aimez un peu. Quand donc me remontrerez-vous le bout du nez de Jean Tréjean ? Voilà bientôt un an que j’attends. Il me semble que c’est assez de patience comme cela ? Vous abusez de ma confiance et de ma délicatesse c’est bien peu généreux et bien CHÉTIF pour parler votre ARGOT. À votre place je me piquerais (...)

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