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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 28 février 1879

      Paris, 28 février [18]79, vendredi matin, 8 h.

      Cher bien-aimé, je suis bien contente que tu aies passé une bonne nuit c’est une bonne préparation pour la journée et pour ton speech qui éveille déjà une grande curiosité et une grande émotion parmi le public et parmi tes amis ce qui est synonyme. Quant à moi, je ne suis ni la moins curieuse, ni la moins émue et je voudrais être déjà revenue de Versailles, bien que je sache à peu près ce qui se passera puisque c’est un parti pris, même parmi les (…)

    • 27 février 1879

      Paris, 27 février [18]79, jeudi matin, 8 h.

      Cher adoré, je crains que l’émotion de la soirée n’ait nui à ta nuit et que tu aies pas ou mal dormi. Je serais bien heureuse d’apprendre que non pour toi, d’abord, et pour qu’il ne se mêle aucune ombre, aucun regret au souvenir de ce rayonnant et béni anniversaire. Quelle belle fête ! quelle expansion d’amour, de vénération, d’admiration et d’adoration pour toi jaillissait de tous les yeux, de toutes les bouches, de tous les cœurs et toutes les âmes hier en te (…)

    • 26 février 1879

      Paris, 26 février 1879, mercredi matin, 8 h. Soixante-dix-septième anniversaire béni.

      Cher adoré, béni soit le jour qui t’a vu naître. Qu’il soit béni à présent, ici, sur la terre et au ciel dans les siècles des siècles et de toute éternité. J’ai déjà pour me consoler de cette froide matinée la bonne nouvelle de ta bonne nuit et l’espoir d’une journée heureuse pour toi et pour nous tous qui t’admirons, qui te vénérons et qui t’adorons. Les lettres de félicitations se succèdent sans interruptions parmi (…)

    • 25 février 1879

      Paris, 25 février [18]79, Mardi gras, 8 h.

      Merci de ta bonne nuit, mon cher bien-aimé ; merci de m’avoir si bien tenu parole ; merci soleil radieux ; merci amour sublime et divin ; merci, Dieu, de ce quarante-sixième complément d’anniversaire du jour avec la date : Mardi gras 16 février 1833 ! En l’honneur de ce doux souvenir j’ai invité Louis Blanc et son inséparable Salles, Lesclide et avec sa belle-sœur. Toute la famille sera au grand complet : je f’rons des crêpes et t’en mangeras ! la consigne sera : être très (…)

    • 24 février 1879

      Paris, 24 février [18]79, lundi matin, 8 h.

      Cher bien-aimé, il me serait doux d’apprendre que tu as passé une bonne nuit et même que tu dors encore, aussi je guette la sortie de Mariette de sa chambre. En attendant j’ai déjà lu quelques lettres intéressantes : une de Bérardi, qui te remercie avec une vraie effusion de reconnaissance de l’envoi de ton livre qu’il reçoit en retard mais dont il est bien fier et bien heureux, ce que je comprends de reste. Une de Laurent Pichat non moins reconnaissante et non moins (…)

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