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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé...

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 28 août 1867

      Bruxelles, 28 août [18]67, mercredi, 1 h. après midi
      J’ai voulu achever le raccommodage de ma robe ce matin, mon cher bien-aimé, voilà pourquoi je t’écris si tard. Puis je suis sortie tout de suite après mon déjeuner pour acheter diverses choses dont j’ai absolument besoin et que je n’aurais pas trouvées à Chaudfontaine. À ce propos, j’espère que vous en aurez de bonnes nouvelles par le télégraphe aujourd’hui. Justement tu viens de m’apporter la réponse à ma question. Je me hâte de finir mon gribouillis (...)

    • 27 août 1867

      Bruxelles, 27 août [18]67, mardi, 8 h. du m[atin] Bonjour, mon cher bien-aimé, bonjour à toi et aux tiens, bonjour à Monsieur . Comment as-tu passé la nuit ? Moi, très bien. Mais cela ne me suffit pas et j’exige que tu aies très bien dormi où je te fiche des coups.
      Je vois sans regret tomber la pluie ce matin parce que j’espère que cela ne durera pas longtemps et que le temps n’en sera que plus beau et plus frais après. On dit qu’il y a foule à Chaudfontaine en ce moment. Peut-être sera-t-il (...)

    • 26 août 1867

      Bruxelles, 26 août [18]67, lundi, 8 h. du m[atin] Si tu as bien passé la nuit, moi aussi ; si tu es heureux, moi aussi ; si tu m’aimes, je t’adore.
      Je viens déjà de constater qu’il n’y a que ton manuscrit dans le fond de la petite malle qui contient mes nippes et celles de Suzanne pour notre villégiature à Chaudfontaine. Donc il faudra que tu achètes du papier aujourd’hui si tu veux en emporter. Je crains que le blanchisseur de l’hôtel ne puisse pas rendre mon linge pour demain matin, ce qui diminuera (...)

    • 17 août 1867

      Bruxelles, 17 août [18]67, samedi matin, 8 h. ½ C’est toujours le même bonjour, comme c’est toujours le même amour que je te donne depuis le 17 février 1833 jusqu’à ce matin, 17 août 1867, c’est-à-dire depuis plus de trente-quatre ans. Et c’est toujours avec la même émotion, avec la même joie et avec le même bonheur que le premier jour que je te renouvelle ce cher bonjour de mon cœur et de mon âme.
      Il y a aujourd’hui, 17, un mois que nous avons quitté Guernesey pour venir ici et il me semble que c’est hier (...)

    • 16 août 1867

      Bruxelles, 16 août [18]67, vendredi, 3 h. après midi Ne t’étonne pas de l’heure insolite de ma restitus, mon adoré, car l’explication en est bien simple : je suis allée au bain pour faire arranger mes pauvres pieds pendant que je suis encore à Bruxelles. Puis j’ai déjeuné en rentrant, puis je me suis peignée à fond, et voilà. Tout cela émaillé de la lecture du Figaro de mercredi à défaut d’autres journaux, lequel journal demande qu’on joue Hernani gratis comme le plus grand chef-d’œuvre littéraire et comme (...)

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