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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 29 décembre 1847

      29 décembre [1847], mercredi matin, 9 h. ¼
      Bonjour, mon Toto aimé, bonjour, mon doux adoré, bonjour, je t’aime et je t’attends. Je sais bien que tu ne viendras pas avant tantôt, mais je t’attends tout de même ou plutôt je te désire. Je t’ai déjà prié de ne pas faire attention aux accès de tristesse qui me prennent quelquefois. Il est impossible qu’il en soit autrement et la vie silencieuse que je mène favorise encore ce penchant. Ne t’en étonne ni ne t’en inquiète. Laisse passer ces nuages noirs sans les (...)

    • 28 décembre 1847

      28 décembre [1847], mardi matin, 9 h.

      Bonjour, mon cher absent, bonjour, mon pauvre affairé, bonjour de toute mon âme et amour de tout mon cœur. Tu n’es pas revenu hier au soir, mais à vrai dire je n’y comptais pas. Tu m’avais trop bien dit de dormir pour que je puisse me faire illusion sur ton prochain retour. À mon grand regret, je n’ai pas pu faire ta volonté et jamais nuit ne m’a paru plus longue, plus fatigante et plus froide. Voilà déjà bien longtemps que l’insomnie me travaille, mais cette (…)

    • 27 décembre 1847

      27 décembre [1847], lundi matin, 8 h. ¾
      Bonjour, mon cher adoré, bonjour mon pauvre doux bien-aimé, bonjour, bonjour, bonjour. Ne te lève pas. Malgré le plaisir que j’aurais à te voir, j’aime mieux que tu te reposes et que tu ne t’exposes pas dès le matin à ce hideux froid noir tout chargé de brume et de rhumes. Donc, mon adoré, repose-toi, je le veux, je t’en prie et je l’exige.
      Ne t’inquiète jamais de mes tristesses, mon bien-aimé, elles font partie de moi-même et rien ne peut désormais les en arracher. (...)

    • 26 décembre 1847

      26 décembre [1847], dimanche matin, 9 h. ¼

      Bonjour, mon tout aimé, bonjour depuis un bout jusqu’à l’autre. Comment vont les coliques ? J’ai oublié de te donner hier un pot de gelée de pommes qu’Eugénie m’avait rapporté de Rouen et qui est encore entier. Ce soir je te le donnerai à moins que la mémoire ne me fourche comme hier.

      Tu as paru désirer que je copie tout de suite ce que tu m’as donné à copier ? S’il en est ainsi je laisserai de côté mes écritures personnelles et je m’empresserai de faire ta besogne. Du (…)

    • 25 décembre 1847

      25 décembre [1847], samedi matin, 9 h.

      Bonjour, mon cher petit homme, bonjour, mon pauvre petit réveillon, bonjour mon divin ouvrier, bonjour je t’aime. À la bonne heure, je me reconnais sur ce papier-là. Tandis que sur l’autre glacé j’avais peine à m’y tenir, ma plume glissait et s’épatait tout de suite tout comme mon STYLE. Ici je marche comme dans du COTON et il me semble que mes inepties ne font pas de bruit et passent en silence comme une lettre… à la poste. Aussi je l’aime mon hideux petit (…)

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