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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé...

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 29 avril 1855

      Jersey, 29 avril 1855, dimanche après-midi, 4 h.

      Oui, je vous le tirerai votre nez piffe, on aime. Soyez tranquille puisqu’il n’y a plus que cela que je puisse tirer de vous. En attendant, il n’aurait tenu qu’à moi d’avoir le citoyen Durand à dîner ce soir mais j’ai pensé au proverbe latin : NON BIS IN IDEM. Et je me suis privée du double plaisir de voir ce citoyen tirer de son nez piffe. On n’aime pas autre chose que des fleurs de rhétorique et sans la moindre collaboration de mouchoir. Je réserve cet (...)

    • 28 avril 1855

      Jersey, 28 avril 1855, samedi après-midi, 9 h. ½
      Je ne suis pas fâchée de savoir quel cas vous faites de mes illustrations. Quand je vous en donnerai d’autres il fera chaud. Cela vous apprendra à les offrir aux premières venues comme s’il n’y avait qu’à se baisser et en prendre. Vous aurez beau me prier et me supplier, voire même vous traîner à mes genoux, je serai inflexible. La dignité de l’art l’exige absolument. Maintenant que j’ai protesté contre votre impertinente générosité et que je vous ai dit (...)

    • 27 avril 1855

      Jersey, 27 avril 1855, vendredi après-midi, 2 h.

      Que je vous voie oublier mon pauvre petit dîner ce soir, vilain Toto, et vous aurez affaire à moi. Si je n’avais pas de temps en temps ce malheureux petit bonheur de vous donner à manger, qu’est-ce qui me resterait en ce monde, dîtes ? Aussi, je vous trouve un peu bien chiche de vous faire tant prier pour donner un coup de dent à mon maigre Balthazar quand vous savez que je n’ai plus d’autre joie que celle-là. En attendant, je ne quitte une souffrance que (...)

    • 26 avril 1855

      Jersey, 26 avril 1855, jeudi soir, 6 h.
      Ce n’est pas du poivre que je pille comme hier soir sur la colline, mais du bon et vrai amour que je vous pulvérise pour vous, mon cher petit homme, afin de vous le faire avaler à petites doses impalpables et sans que vous vous en doutiez. Autrefois vous ne reculiez devant les plus gros morceaux mais maintenant vous avez presque peur d’y goûter du bout des lèvres. Quant à moi cela ne m’empêche pas de vous aimer comme une ogresse, telle est ma force.
      Le (...)

    • 25 avril 1855

      Jersey, 25 avril 1855, mercredi matin, 7 h. ¾

      Bonjour, mon bel endormi, bonjour, mon cher petit Toto, je vous aime à frais dans le soleil et dans la rosée du matin. Pour être plus sûre de ne pas manquer ma restitus je m’y prends de bonne heure, comme vous voyez : j’ai le projet d’aller voir tantôt Mme Charrassin si cela te paraît convenable toutefois car personnellement je n’en vois pas beaucoup l’utilité à moins que ce ne soit pour l’inviter par la même occasion ; pour cela il faudrait que tu puisses me donner ton jour à (...)

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