Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo

Université de Rouen Cérédi - Centre d'étude et de recherche Editer-Interpréter

Ce site propose l’édition savante de la correspondance de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours de Victor Hugo. Elle fut aussi une inlassable et prodigue épistolière.
    Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen) met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de la correspondance (1833-1883) de Juliette Drouet à Victor Hugo (1802-1885), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Séquences actuellement disponibles

    Il y a actuellement 1200 lettres en ligne.




  • Dernières lettres publiées

    • 30 Décembre 1846

      30 décembre [1846], mercredi matin, 11 h. ¾

      Bonjour, mon aimé, bonjour mon adoré petit Toto, bonjour toi que j’aime, bonjour vous que j’adore, bonjour comment que ça va ? Moi j’irais très bien, n’était la chose que tu sais, ce qui m’ennuie on ne peut pas davantage. Je n’ose pas prendre de bain quoique je sente que j’en ai un extrême besoin. Je veux consulter M. Triger auparavant. Qu’en dis-tu ? En attendant je pioche. Riez tant que vous voudrez mais je n’en suis pas moins aux prises avec mes comptes de fin (…)

    • 25 Décembre 1846

      25 décembre [1846], vendredi matin, 11 h.

      Bonjour, mon petit homme bien-aimé, bonjour mon adoré petit Toto, bonjour, comment vas-tu ce matin ? Grognes-tu encore ? Ah ! bien non je ne le veux plus, c’est assez comme cela. Ce n’est pas de ma faute si je suis une vieille patraque, il ne faut pas y ajouter ton mécontentement et ton petit air triste. Je serai très prudente à l’avenir et très obéissante mais je veux que tu me souries et que tu sois geai et que tu me portes….. pas sur les épaules. En (…)

    • 24 Décembre 1846

      24 décembre [1846], jeudi soir, 8 h. ½
      Je t’écris de mon lit, mon petit Toto adoré, en te priant de ne plus grogner puisque tu vois que je suis très obéissante. Aujourd’hui je me suis un peu fatiguée sans cependant m’être tenue longtemps debout. Cela tient évidemment à mon indisposition plutôt qu’à ce que j’ai fait aujourd’hui. Demain je serai immobile si je peux. D’un autre côté je redoute plus que je n’ose te le dire l’ennui qui me viendrait de l’inaction. Je ne supporte mon isolement qu’à force d’une sorte (...)

    • 19 Décembre 1846

      19 décembre [1846], samedi matin, 11 h.

      Bonjour, mon ami Toto, bonjour, mon cher petit homme, bon-on-on-jour-jour-jour-our-our. Voilà où j’en suis par cette température d’ours blanc. Mes dents claquent et ma plume frissonne sans pouvoir me réchauffer même auprès du poêle. Je charrie des tendresses que vous trouverez amoncelées dans ma maison et sur lesquelles il vous faudra marcher pour arriver jusqu’à moi. Dieu de Dieu je fige jusque dans le plus fin fond de mon individu.

      C’est aujourd’hui, dans (…)

    • 18 Décembre 1846

      18 décembre [1846], vendredi matin, 10 h.
      Bonjour, mon petit bien-aimé, bonjour, mon adoré petit Toto, bonjour, je te baise depuis la tête jusqu’aux pieds, à l’envers et à l’endroit, au dehors et en dedans pour me rabibocher de ne vous avoir presque pas vu cette nuit. Ce sont des délicatesses pour mon sommeil que je vous prie de ne plus avoir parce que c’est mon bonheur qui en fait tous les frais. Je n’ai pas besoin de donner des louis d’or de mon bonheur pour les vieux sous vert-de-grisés de ma vie. (...)

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