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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 30 septembre 1848

      30 septembre [1848], samedi matin, 9 h. ½ Bonjour, mon cher adoré, bonjour, mon amour bien aimé, bonjour, gueulard, bonjour, goinfre, bonjour Tragaldabas, bonjour, PAUVRE. J’ai déjà vu le père Cacheux et son petit-fils insurgé célèbre âgé de trois ans et quelques pouces de morve. Les deux portant l’autre, il m’a paru qu’il y avait plus d’une difficulté pour avoir cet argent qu’on disait si facile au premier abord. Il paraît qu’on est plus difficile sur les modes de paiement depuis la sainte Révolution de février. (…)

    • 29 septembre 1848

      29 septembre [1848], vendredi soir, 6 h. Mon cher petit homme, je suis rentrée dans un état de malaise général et dans lequel les douleurs aiguës de mon pied allaient crescendo. J’ai cherché dans ma mémoire quel remède efficace je pourrais appliquer à mes mille maladies et je n’en ai pas trouvé d’autre qu’un bain dans lequel je me suis plongée deux heures sans grand succès, du moins jusqu’à présent. Cependant j’espère qu’une nuit de repos m’enlèvera cette excessive sensibilité du pied et que je pourrai aller (...)

    • 28 septembre 1848

      28 septembre [1848], jeudi matin, 8 h.
      Bonjour, mon cher petit homme, bonjour. Comment vous va ce matin ? À quelle heure êtes-vous rentré et qu’est-ce que vous avez fait de votre soirée, de vos yeux, de votre bouche, de vos oreilles, de votre pensée, de votre cœur et de votre âme depuis que je vous ai quitté hier ? Moi je n’ai pensé qu’à vous, j’ai écouté parlera de vous, j’ai parlé de vous, je vous ai désiré, je vous ai regretté et je vous ai aimé. Lequel de nous deux a mieux fait son devoir ? Je laisse à (...)

    • 27 septembre 1848

      27 septembre [1848], mercredi soir, 6 h. ½
      Je rentre épuisée de fatigue, mon doux bien-aimé, car depuis que je t’ai quitté je cherche des appartements. J’ai pris quelques adresses afin que tu puisses me donner ton avis car jamais je ne me risquerai à prendre un logis quelconque d’après mes propres inspirations. Du reste j’ai acquis plus que jamais la certitude que les petits appartements ne sont pas diminués ou dans de si petites proportions que cela ne s’aperçoit pas beaucoup. Tu pourras en juger (...)

    • 18 septembre 1848

      18 septembre [1848], lundi matin, 8 h.
      Bonjour, mon Victor, bonjour, mon grand Toto, bonjour. J’aurai le chagrin de ne pouvoir pas encore t’entendre aujourd’hui à l’Assemblée. Du reste c’est l’habitude et je devrais bien ne plus m’en affliger. Malheureusement le cœur ne se blase pas aussi vite que le corps, je le sais par expérience car le moindre petit chagrin d’amour m’est aussi sensible que le premier jour, peut-être même davantage. Aussi il est probable que malgré mes bonnes résolutions et mon (...)

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