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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé...

    Juliette DROUET (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 31 mai 1839

      31 mai [1839], vendredi après-midi, [3 ?]h. ½
      Je ne t’ai pas écrit plus tôt, mon bien-aimé, parce que j’ai voulu mettre à jour mes comptes de fin de mois. Les miens sont donc terminés et pour ne pas perdre la louable habitude d’être en défaut avec moi-même, j’ai encore 4 francs 18 sous [illis.] liard de moins sur mes dépenses. Je ne sais à quoi attribuer cette inexactitude dans mes chiffres car je fais tout mon possible pour que cela ne soit pas. Voilà ce que j’étais en train d’écrire quand tu es arrivé (...)

    • 30 mai 1839

      30 mai [1839], jeudi matin, 11 h. ¼
      Bonjour mon cher petit bien-aimé, bonjour, mon adoré, comment vas-tu ? Comment m’aimes-tu ce matin ? Voici les nouvelles : nous aurons nos croisées dans toute leur hauteur [illis.] plus une imposte de 15 pouces sans trumeau. Enfin, une CORNICHE que l’architecte ajoute en manière de cornichon à ce fricot raté. Tout ceci orné de boulons, de [illis.] en fer et de [illis.]. Comme j’ai [illis.] j’en sais quelque chose et [illis.].
      Quel beau temps, mon petit homme, et (...)

    • 29 mai 1839

      29 mai [1839], mercredi matin, 11 h. ¼
      Bonjour, mon petit homme chéri, bonjour, mon adoré. Je vous écris de mon lit où je me ronronne sous le prétexte que j’ai très mal à la tête. Je ne parle pas de ma vaccine que je ne sens pas et que je crois ne prendre pas. J’ai été obligée de me lever en toute hâte tout à l’heure pour faire déménager ma salle à manger parce qu’on va démolir, et qu’on démolit maintenant le plafond, ce qui donnera deux pieds de plus en hauteur sans pour cela donner plus de jour parce que les (...)

    • 28 mai 1839

      28 mai [1839], mardi, 10 h.
      Bonjour, mon petit homme chéri, bonjour mon amour. Il n’est pas encore 10 h mais cependant je n’ai que le temps juste de faire mes affaires pour être prête à partir quand tu viendras me chercher. Pauvre cher bien-aimé, quelle bonté angélique que la tienne cette nuit. Vraiment tu n’es pas fait comme les autres hommes. Ta bonté est celle du Bon Dieu. Quant à moi, j’ai l’air d’une mégère à côté de toi. Justement je m’aperçois que j’ai pris deux feuilles pour une et que j’ai (...)

    • 27 mai 1839

      27 mai [1839], lundi après-midi, 4 h. ½
      Je t’écris, mon adoré, la figure raide de plâtras, de poussière et de chaux. Je voudrais tâcher de prendre un bain ce soir parce que sans cela je ne pourrai plus me laver d’ici à ce que le vaccin ait fait son effet, ce qui serait un peu vexant vu l’état de saleté dans lequel je vis depuis plusieurs jours. Je suis très contente que vous ayez emporté votre mère gigogne de chez moi chez vous. Vous savez ce qu’elle contient, ainsi, mon amour, quand vous aurez besoin (...)

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