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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

Ce site propose l’édition savante du journal épistolaire de Juliette Drouet à Victor Hugo : environ vingt-deux mille lettres annotées par une équipe universitaire, publiées progressivement sur la présente plate-forme.

  • Bonjour, mon cher bien-aimé…

    Juliette Drouet (1806-1883) ne fut pas seulement la compagne au long cours du grand poète français. Elle fut aussi une inlassable épistolière. Ses lettres quotidiennes à Victor Hugo (1802-1885) n’attendaient pas de réponse. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen), avec la collaboration du CELLF 16-21 (Paris-Sorbonne), met progressivement à la disposition du public et des chercheurs l’intégralité de ce journal épistolaire (1833-1883), au fur et à mesure de sa transcription et de son annotation par une équipe interuniversitaire.

    Paris, 17 août [18]73, dimanche soir, 5 h. ¾
    […] Comme je ne veux pas que tu te déshabitues de mes pattes de mouches, je t’en fourre encore ce soir au nez et à la barbe du bon Robelin qui s’imagine que je me livre à la littérature épistolaire avec fureur et qui me demande : Quand cela paraîtra ? Bonne question n’est-ce pas ? […]

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  • Dernières lettres publiées

    • 29 juin 1862

      Guernesey, 29 juin 1862, dimanche soir, 6 h. ¼

      Mon bien-aimé, sois béni. C’est tout ce que le mal de tête insensé que j’ai en ce moment me permet de te dire mais je te le crie du fond de l’âme : sois béni. Je t’adore. J’espère que tu me trouveras ce soir un peu calmée, en attendant je te donne tout mon cœur sur lequel la douleur physique ne peut rien. Prends-le et garde-le à tout jamais dans cette vie et dans l’autre.
      BNF, Mss, NAF 16383, f. 166
      Transcription de Camille Guicheteau assistée de Guy Rosa (…)

    • 28 juin 1862

      Guernesey, 28 juin 1862, samedi, 7 h. ½ du m[atin]
      Bonjour, mon bien-aimé, bonjour mon cher petit matinal, bonjour, amour et bonheur, bonjour.
      J’espère que ton réveil matin ne veut pas dire insomnie de la nuit mais bon sommeil et bonne santé. Quant à moi, j’ai très bien dormi et je me porte comme un diable. Il y a longtemps même que je ne me suis sentie aussi bien. Sans compter que j’ai mon cher petit festival de ce soir en perspective, ce qui ne contribue pas pour peu à mon état d’enchantement et (...)

    • 27 juin 1862

      Guernesey, 27 juin 1862, vendredi, 7 h. ½ du m[atin]
      Bonjour, mon cher petit phoque, bonjour, et joie sur la terre et dans le ciel si tu as passé une very good nuit et si tu m’aimes comme je l’espère. Il m’a paru que tu n’étais pas entré dans le salon de Miss Adèle hier au soir et je t’en féliciterais presque si je ne craignais pas que cela n’ait contrarié cette charmante et très peu exigeante enfant. Pourvu qu’elle ne croie pas que je suis pour quelque chose dans ton abstention ; je serais désolée (...)

    • 26 juin 1862

      Guernesey, 26 juin 1862, jeudi matin, 7 h.
      Bonjour, mon cher petit homme, bonjour avec tout mon cœur. Comment vas-tu ce matin ? As-tu mieux dormi cette nuit que l’autre ? C’est ce que je ne pourrai savoir que tantôt. En attendant, je t’aime pour te forcer à en faire autant et à être heureux et bien portant.
      Jusqu’à présent ta fenêtre reste fermée et je ne vois rien bouger dans ta chambre ni dans le reste de ta maison, ce qui prouverait que tout le monde dort encore et que les ouvriers ne sont pas (...)

    • 24 juin 1862

      Guernesey, 24 juin 1862, mardi matin, 8 h.
      Bonjour, mon cher bien-aimé, bonjour, mon cher petit homme, j’ai très bien dormi et vous ? Je vous souris et vous ? Je vous vous aime et vous ? J’attends de pied et de cœur ferme la réponse à ces trois questions. Jusque là, je me fais prendre patience en songeant à ce soir. Du reste il fait un temps assez mouzon ce matin et il serait difficile de dire de quel côté il rit. Mais que m’importe si tu es content et si tu te portes bien comme je l’espère. Toute ma (...)

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