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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

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Guernesey, 27 juillet [18]63, lundi [illis.]

C’est aujourd’hui ta fête, mon doux adoré, et je n’ai rien à t’offrir que mon triste amour tout hérissé des [illis.] de mon caractère. Je te le donne néanmoins tel qu’il est dans [l’espoir  ?] que tu en tireras [deux lignes illisibles] possible pour ton bonheur et pour le mien. S’il en était autrement, mon pauvre adoré, ce serait à [moi d’avoir le courage de  ?] te délivrer de ma maussade [plusieurs mots illisibles] personne sans en [illis.] ta conscience ni prêter à la malignité de ton entourage. Ce n’est ni une MENACE ni une PROMESSE que je te fais, mon pauvre [illis.], mais le [illis.] que tu sois heureux n’importe à quel prix. Je te [remercie  ?] d’être revenu hier au soir, mon grand bien-aimé, c’est d’un [illis.] d’une âme généreuse. Mon cœur en a été profondément reconnaissant et attendri. L’émotion dure encore et c’est avec les yeux pleins de larmes que je t’en remercie. [illis.] J’ai eu grand tort hier de me laisser aller à un mouvement d’impatience et de [trois lignes illisibles] pousser la taquinerie un peu loin en donnant le droit à Mme Chenay de me faire la leçon comme à la première [fessarde [1]  ?] venue. C’est un grand bonheur et un grand honneur pour moi que tu veuilles bien prendre [ma maison ?] pour quoi que ce soit que tu conviennes mais est-il bien utile de me les faire payer par un ridicule incessant et par une turlupinade désobligeante de tous les [fin de lettre illisible].

BnF, Mss, NAF 16384, f. 198
Transcription de Gérard Pouchain


[illis.]

[illis.] leur faire faire force de bras et de jambes [illis.] [mon cher  ?] petit homme [illis.] écrire à [illis.] aujourd’hui [illis.] j’ai été [occupée  ?] toute la journée [illis.] sans quoi je [illis.] tout mon [illis.] [à la page 2, les bords gauche et droit étant effacés, on ne peut lire que les mots du milieu de la ligne : bonheur / justement / j’achève / gribouillis / que tu es / mon / donner du / pour / jusqu’au moment / tu pourras t’échapper] [illis.] pas que ce sera [illis.] bientôt parce qu’une [illis.] qu’on a le bonheur [une ligne illisible] pas facilement [illis.] je le sais trop bien par moi-même enfin, mon cher bien-aimé, ce sera quand [tu  ?] pourras et je ferai tout ce que je pourrai pour attendre sans impatience mais non sans te désirer [deux lignes illisibles]. De mon côté je ne serai occupée que de toi [deux lignes illisibles] tous les jolis petits [deux lignes illisibles] j’aurai pour me guider la trace lumineuse que [illis.] laissée. Puis enfin si cela ne suffit pas je [m’inviterai  ?] au festin et j’abreuverai mon âme dans ton [verre  ?] et je saurai tout de suite [dernières lignes illisibles].

BnF, Mss, NAF 16384, f. 199
Transcription de Gérard Pouchain

Notes

[1La lecture est douteuse, mais le mois précédent, Juliette utilise le substantif « fessardisme », dans un contexte qui peut laisser à penser que « fessard » désigne un paresseux passant son temps assis sur ses fesses.

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