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Édition des Lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo - ISSN : 2271-8923

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Bruxelles, 27 septembre [18]67, vendredi, 8 h. ½ du m[atin]

Je t’aime, bonjour ; je t’adore par surcroît et je te bénis dans un sourire. Comment as-tu passé la nuit ? Et ton rhume ? J’espère qu’il n’en sera plus question d’ici à ce soir. En attendant, il fait un temps exquis ce matin et qui vous fait venir la mer à la bouche. Il est regrettable que nous ne soyons pas prêts à en profiter séance tenante, car c’est surtout avec elle, de mer, qu’un bon « tiensa » de bonne traversée, vaut mieux que deux mauvaises « tu l’auras ». Enfin au petit bonheur et vive la joie. Guernesey for ever.
Tu feras bien de m’envoyer au plus vite toutes les choses que tu veux que j’emporte. Il faudra de toute nécessité une malle supplémentaire. Dans le cas où il y en aurait une fermant bien sans emploi chez toi, peut-être vaudrait-il mieux la prendre que d’en acheter une autre. L’important, c’est de te décider tout de suite puisque tu veux partir dans quelques jours. Quant à moi, je serais prête dès lundi si tu le voulais. Tout dépend de toi et je t’attends. Tout cela ne te dit pas combien je suis touchée, reconnaissante et heureuse de tout ce que tu fais pour moi avec tant de bonté et de bonne grâce. Je t’aime.

BnF, Mss, NAF 16388, f. 239
Transcription de Jeanne Stranart assistée de Florence Naugrette

a) « tient ».

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